Écrire la dernière phrase d’une lettre de motivation, c’est jongler avec une corde raide : un mot trop maniéré, et la sincérité s’évapore ; trop relâché, et l’élan professionnel s’étiole. Les vieilles formules toutes faites, si longtemps imposées, ont perdu la faveur des recruteurs. Ce qui sonnait comme une marque d’égard hier pèse aujourd’hui comme une rengaine impersonnelle.
Pourquoi la dernière phrase d’une lettre de motivation fait toute la différence
La lettre de motivation se termine sur une note qui fait parfois toute la différence. Ce n’est pas un décor, c’est le dernier plan du film : le moment où le lecteur capte, en creux, votre état d’esprit. Ici, chaque mot compte. Le recruteur cherche à saisir plus qu’une simple demande d’entretien : il jauge la capacité à se projeter, la justesse du ton, la sincérité de la démarche.
La dernière phrase ne se contente jamais d’une formule toute faite. Elle cristallise l’attention portée à l’offre, l’intérêt pour l’entreprise, la motivation qui sous-tend la candidature. Une phrase impersonnelle laisse la porte entrouverte, sans donner envie d’ouvrir davantage. À l’inverse, une expression bien dosée, nuancée, donne du mouvement à la candidature et invite à la suite.
Voici les repères à garder en tête pour viser juste :
- Exprimer un intérêt réel pour le poste et pour la structure, sans forcer le trait.
- Adapter la tonalité au style de l’entreprise : une candidature spontanée nécessite une approche différente d’une réponse à une annonce précise.
- Montrer que vous savez comment rédiger une lettre engageante, sans tomber dans la rigidité ni dans la familiarité excessive.
Un recruteur lit parfois plusieurs dizaines de lettres pour un même emploi. La façon d’écrire la lettre de motivation, de se rendre disponible ou de proposer un échange, accroche l’attention bien plus qu’une formule automatique. La valeur ajoutée se niche dans la capacité à donner une teinte personnelle à la dernière ligne, par un choix d’expression qui colle à l’enjeu et au contexte.
Exemples et conseils pour conclure simplement, sans perdre en impact
La formule de politesse clôt une lettre de motivation comme une poignée de main ferme : respectueuse, mais en cohérence avec l’ensemble du courrier. Trop solennelle, elle met une distance ; trop relâchée, elle brouille la crédibilité. Les professionnels du recrutement recommandent des tournures sobres, en phase avec la culture de l’entreprise et le poste visé.
Quelques exemples incarnent cette sobriété sans fadeur :
- « Dans l’attente d’un entretien, je vous adresse, madame, monsieur, mes salutations distinguées. »
- « Je reste à votre disposition pour un échange sur ma candidature et vous prie d’agréer, madame, monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses. »
La personnalisation est un levier à ne pas négliger. Mentionner l’intitulé du poste ou glisser une phrase qui rappelle la motivation peut donner du relief à la dernière ligne. Par exemple, avant la politesse, certains ajoutent : « Rencontrer votre équipe serait l’occasion d’approfondir les enjeux de ce poste. »
Mieux vaut rester sur une structure claire et directe, bannir les phrases à rallonge ou les effets de style trop voyants. S’en tenir aux salutations distinguées ou à la formule « veuillez agréer, madame, monsieur… » reste une valeur sûre, tant que l’expression et la syntaxe sont irréprochables. Qu’il s’agisse d’un mail ou d’une lettre classique, l’enjeu reste le même : ajuster la formule au support, mais surtout à l’image que l’on souhaite laisser au recruteur.
Au fond, la dernière phrase d’une lettre de motivation agit comme une poignée de porte : elle doit donner envie d’ouvrir, pas de rebrousser chemin. Tournez la bonne clé, et l’entretien n’est souvent plus très loin.

